Une livre de Nicolas SEBASTIEN

budget familial

L’auteur nous rappelle que savoir gérer ses comptes nous ne l’apprenons pas à l’école. C’est une question d’éducation parentale, encore faut-il que nos parents aient eux mêmes été éduqués sur la question ce qui n’est pas forcément le cas. Il nous rappelle également qu’être un bon gestionnaire n’est pas une affaire de riche, car les personnes riches ne sont pas toujours celles qui gèrent le mieux leur argent, bien au contraire. Son père chirurgien en a été hélas le parfait exemple. Ainsi, il nous propose dans cet ouvrage une méthode de gestion du budget familial qu’il dit “peu connue” mais très “ astucieuse” et qui ne nous prendra que 30 minutes par mois. Découvrons donc cette méthode.

 

CHAPITRE 1 : A CHAQUE TYPE DE DÉPENSE SON COMPTE BANCAIRE

 

Pour Nicolas SEBASTIEN, nous avons 3 types de dépenses :

  • les dépenses de la vie courante ou DVC (pour manger, se loger, se déplacer). Ce compte devra réceptionner les revenus de travail et prestations sociales.
  • les dépenses pour épargner ou DEP (se créer un fond d’urgence, pour les grosses dépenses, les vacances, les plaisirs). L’auteur précise qu’il gère également avec ce compte d’épargne ses dépenses de santé car celui ci lui permet d’avoir une meilleure visibilité des remboursements et cela évite de rajouter de la complexité au compte des dépenses de la vie courante.
  • les dépenses pour investir ou DINV ( les placements, les remboursements d’emprunt pour investissement immobilier par exemple). C’est aussi sur ce compte que devront arriver les revenus d’investissement tel que les revenus locatifs.

(il est possible de créer un 4ème type de dépenses, les dépenses pour aider (DAI) un proche ou une association)

 

A ces 3 (ou 4) types de dépense, il faudra associer un compte bancaire dédié. Il serait possible de créer des sous-comptes à notre compte principal et d’y associer une carte bancaire pour chacun. A voir en fonction de notre banque. Si celle-ci ne propose pas cette option, envisagez de tester une autre banque (physique ou banque en ligne).

 

CHAPITRE 2 : IDENTIFIEZ LES DÉPENSES RÉCURRENTES DE VOTRE COMPTE DVC

Le compte DVP est le compte le plus actif.  Il se compose de 2 types de dépenses : les dépenses ponctuelles et les dépenses récurrentes.

  • Les dépenses ponctuelles sont celles qu’il est difficile d’évaluer à l’avance et qui varient d’une semaine à l’autre ou d’un mois à l’autre comme les courses au supermarché.
  • Les dépenses récurrentes sont celles qui reviennent chaque mois comme le loyer, les différents abonnements. Pour une meilleure gestion du budget familial, Nicolas Sébastien recommande d’avoir recours aux prélèvements automatiques mensuels ou bien si vous préférez, pour les dépenses annuelles de procéder à un virement automatique mensuel du montant de cette dépense annuelle divisée par 12, sur le compte pour l’épargne. L’important est de ramener toutes ces dépenses récurrentes à une somme mensuelle afin d’y voir plus clair.

Identifiez également les habitudes récurrentes de consommation, comme la cantine des enfants ou le coiffeur par exemple. Ce sont des dépenses dont les montant varient mais qui reviennent chaque mois. Vous gagnerez en sérénité si vous établissez des lignes budgétaires pour ces dépenses là car elles seront prévues.

Avoir une vue d’ensemble des dépenses récurrentes va vous faciliter la gestion des dépenses ponctuelles.

 

CHAPITRE 3 : METTEZ EN PLACE VOS COMPTES DEP ET DINV

 

Sur le compte DEP, mettez en place 2 virements :

  • un virement pour le reliquat des dépenses de santé (dépenses – remboursements), une petite somme suffit.
  • un virement pour alimenter votre épargne égal à environ 5 % de vos revenus mensuels + les primes : pour rappel ce compte sert pour les grosses dépenses et à constituer le fond d’urgence qui devrait être égal à au moins 3 mois de salaire. Une fois ces 3 mois de salaire épargnés, placez les sur un livret du compte DEP et n’y touchez pas. Pour le reste, le compte DEP suffisamment garni doit également vous servir à ne pas avoir recours au crédit à la consommation ou au prêt auto.

 

Sur le compte DINV : le seul virement nécessaire sur ce compte est celui qui lui permettra d’être à l’équilibre. Par exemple si vous louez un appartement et que vous remboursez un prêt pour celui-ci d’un montant supérieur au loyer, il vous faudra compléter pour couvrir cette dépense d’investissement (en comptant également les frais annexes).

Pour certains revenus, il vous appartiendra de décider si ce sont des revenus de travail ou des revenus d’investissement : des revenus passifs générés par un blog par exemple. Cependant l’auteur conseille de verser sur le compte DVC seulement votre salaire principal, tandis que les autres revenus “financeront votre autonomie financière”.

 

CHAPITRE 4 : CALCULEZ MAINTENANT VOTRE BUDGET “CARTE BLEUE”

budget carte bleue

Photo par rawpixel

Le budget “carte bleue” est ce qu’il va rester sur votre compte DVC une fois que vous avez déduit vos dépenses récurrentes, vos dépenses d’épargne et vos dépenses pour investir. Ce budget servira pour vos courses, votre essence, vos vêtements et autres petits plaisirs. Idéalement ce budget devrait être égal à 100 € /semaine/part, en sachant qu’un adulte vaut 1 part et un enfant vaut 0,5 part et en sachant aussi qu’un mois comporte 4,33 semaines.

 

CHAPITRE 5 : COMMENT MAÎTRISER LE BUDGET “CARTE BLEUE” ?

 

Le budget “carte bleue” comporte également toutes les habitudes récurrentes de consommation (vu dans le chapitre 2). Le secret pour maîtriser le budget “carte bleue” est de le réduire au maximum à son “noyau dur”, c’est à dire qu’il vous faudra au maximum passez du côté des dépenses récurrentes tout ce qui peut l’être, tout les habitudes récurrentes de consommation qui peuvent être estimées. Par exemple, si vous pensez pouvoir estimer votre budget essence, alors passez le du côté des dépenses récurrentes.

Voici quelques autres astuces :

  • Ramenez votre budget “carte bleue” mensuel à un budget hebdomadaire, du samedi au samedi. Notez toutes vos dépenses CB  y compris les retraits et tâchez de ne pas dépasser votre budget hebdomadaire.
  • Planifiez vos repas : faites une liste de repas simples que vous savez bien cuisiner. Chaque semaine, à partir de cette liste élaborez un menu. Vient ensuite la préparation de la liste de courses à partir de votre menu mais aussi de l’inventaire de ce que vous avez dans vos placards et votre réfrigérateur. Avec cette méthode c’est une économie de 20 à 25 % sur votre facture alimentaire. Avec un tableau blanc, chaque membre de la famille, note ce dont il a besoin, ainsi rien ne sera oublié.
  • Certaines personnes préfèrent gérer du liquide. Retirez alors chaque semaine votre budget “carte bleue” en espèces, ainsi vous savez clairement ce qu’il vous reste pour la semaine.
  • Le pot de confiture : si vous ne dépensez pas tout votre budget hebdomadaire, mettez le reliquat dans un bocal en verre. cela vous servira pour les semaines ou vous avez besoin de dépasser un peu votre budget.

le pot de confiture

Photo par Aneta Pawlik

  • Pensez à majorer votre budget d’environ 20% les semaines de vacances scolaires car le réfrigérateur risque de se vider bien plus vite que d’habitude.
  • Partagez le budget “carte bleue” avec votre conjoint, mais celui qui fait les courses aura au moins 70% de celui-ci. Ne vous préoccupez pas des dépenses de votre conjoint du moment que chacun respecte le budget, vous gagnerez en sérénité dans votre couple.

 

CHAPITRE 6 : L’UTILISATION DES SOUS-COMPTES POUR AFFINER VOTRE GESTION

 

A partir du moment où nous maîtrisons la méthode des trois comptes et que nous avons constitué un fond de sécurité suffisant, l’auteur nous propose d’aller encore plus loin avec divers sous-comptes pour une gestion du budget familial encore plus pointue.

En voici quelques exemples :

  • Un sous-compte voiture : pour cela il va falloir budgéter les frais d’entretiens annuels, d’assurance, de parking. Faites la somme de ces frais sur l’année écoulée que vous diviserez par 12, vous aurez le budget moyen mensuel pour l’entretien de votre véhicule.

compte voiture

Photo par Nick Baker

  • Un sous-compte vacances : dans le compte DEP, cela vous aidera à bien délimiter le budget vacances et voir ainsi quelles vacances vous allez pouvoir vous offrir. En y associant une carte Amex Gold Air France KLM, vous aurez d’office une très bonne assurance et vous gagnerez des avantages pour vos billets d’avions.

compte vacances

Photo par Natalya Zaritskaya

  • Un livret Rentrée : en y versant une petite somme chaque mois, vous pourrez affronter sans souci le pic de dépenses de la rentrée, en y incluant les activités extra scolaires.

compte rentrée

Photo par Element5 Digital

  • Un sous-compte pour chaque investissement immobilier : vous y verrez plus clair et cela facilitera votre déclaration de revenus fonciers.

prêt immobilier

Photo par rawpixel

CHAPITRE 7 : 30 MINUTES PAR MOIS POUR SUIVRE L’EVOLUTION DE VOTRE PATRIMOINE

 

Cette méthode pourrait tourner toute seule mais il est tout de même préférable de checker chaque compte tous les mois à la même date de préférence (le 5 ou le 10 par exemple). Vérifiez que vous avez assez de liquidités sur le comte DVC, que vos prélèvements n’ont pas changés, que vous n’en avez pas oublié, qu’il n’y a pas un chèque débité que vous n’aviez pas compté etc…

Faites un état de votre patrimoine une fois par mois : c’est ce qui vous appartient et qui vous rapporte de l’argent : le montant sur votre compte DEP, le capital remboursé à la banque de votre investissement immobilier, la valeur de votre placement à l’instant T (assurance vie par exemple). Votre patrimoine, si vous appliquez bien la méthode de ce livre, devrait grandir d’environ 15% par an.

Nicolas SEBASTIEN nous conseille de répartir notre patrimoine sur différents types d’actifs (actions, obligations, immobilier, liquidités, or et argent).

 

CE QUE JE PEUX VOUS DIRE SUR CE LIVRE

 

Je trouve cette méthode de gestion intéressante néanmoins, je ne pense pas qu’elle s’adresse à tout le monde. En effet, on y parle d’investissements, d’actifs donc l’auteur s’adresse aux personnes qui sont déjà dans ces démarches là et qui ont donc cette habilité financière. Pour beaucoup de gens, le seul investissement est celui de la résidence principale ou le livret d’épargne. A part cela, il y a beaucoup de conseils très judicieux pour tout le monde cette fois, comme le fait de budgétiser les habitudes récurrentes de consommation afin de gagner en sérénité, ou la planification des repas qui je pense est le meilleur moyen de réduire considérablement ses dépenses. Ce livre vous encourage à prévoir vos dépenses longtemps en avance et d’économiser un peu chaque mois pour cela et c’est une bonne chose. Pour la multiplication des sous-comptes, je trouve cela un peu complexe et il peut être difficile d’alimenter tous ces comptes avec des revenus faibles.

Bref la méthode de gestion du budget familial de Nicolas Sébastien est une méthode comme une autre, qui peut convenir à certains et pas du tout à d’autres. Comme je l’ai déjà dit sur mon blog, il n’y a pas de bonne ou mauvaise méthode, il suffit de trouver celle qui nous correspond.

Pour vous procurer le livre, cliquez ici 😉

 

Merci de m’avoir lue ! Vous pouvez aussi lire les autres chroniques de livre que j’ai écrite sur mon blog, c’est par ici. Dites moi en commentaire si vous avez vous aussi lu des livres sur les finances personnelles et ce qu’ils vous ont appris.

Découvrez d’autres méthodes de gestion du budget familial par ici !

 

A bientôt

 

Patricia

 

 

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2 Comments
  1. Nicolas

    bonjour patricia. Merci pour cet excellent article qui RÉSUME bien le contenu du livre. Je veux juste rajouter que la partie “investissement” n’est absolument pas obligatoire, elle s’adresse à ceux qui sont INTÉRESSÉS pour aller un peu plus loin que de simplement gérer un budget.

    Pour moi, le plus important est déjà d’arriver à accumuler 3 mois de salaires en réserve de liquidité pour pouvoir vivre en sécurité. Je reçois assez régulièrement des témoignages de gens qui se sont retrouvés en grosse difficulté non parce qu’ils étaient sans revenu mais parce qu’ils subissaient une crise de liquidité. Ca arrive d’ailleurs aussi à des sociétés qui se retrouvent en faillite alors qu’elles sont rentables.

    Amicalement, nicolas bastien (auteur du livre)

    • P. Bouche

      Merci beaucoup Nicolas pour ton sympathique commentaire. Je te rejoins, il est indispensable de se sentir en sécurité financièrement avant d’envisager quelconque investissement ou simplement vivre l’esprit tranquille et serein.

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