surconsommation

 

Un livre de Marie LEFEVRE et Herveline VERBEKEN qui vous promet de sauver la planète en 21 jours mais aussi votre compte en banque.

 

Quand on se lance dans la maîtrise de son budget, on se rend vite à l’évidence : il devient primordial de réduire ses dépenses. On achète ce livre d’abord pour des questions budgétaires mais au fil des pages c’est un monde nouveau qui s’ouvre à nous, le monde de la déconsommation. Mais qu’est-ce donc ce truc ?

 

Les auteures nous proposent un plan d’actions, 21 jours, 3 semaines, d’abord une prise de conscience puis des actions concrètes. Allez c’est parti…

La petite histoire de la naissance de ce livre

Ce livre est issu de la rencontre de deux jeunes femmes, des mamans qui, à la naissance de leurs enfants respectifs ont eu pour point commun de se questionner sur les produits qu’elles achetaient, notamment ceux en rapport direct avec le bien-être de leurs petits. En fréquentant les mêmes groupes sur les réseaux sociaux, groupes essentiellement portés sur l’écologie au quotidien, elles se sont  découvertes une philosophie de vie et des convictions communes sur la manière de consommer, et sur l’idée qu’il est possible de sortir de cette spirale infernale qu’est la surconsommation. De cette rencontre virtuelle est né un groupe Facebook, qu’elles ont décidé d’administrer ensemble : “gestion budgétaire, entraide et minimalisme” dont les membres se sont auto-surnommés “les licornes”. Et c’est grâce au succès fulgurant de ce groupe (35 000 personnes avant la parution du livre), que ce livre a pu voir le jour.

 

SEMAINE 1 : La (sur)consommation et moi

Ce chapitre nous propose, dans un premier temps, un quiz pour découvrir quel genre de consommateur nous sommes car si nous voulons agir sur nous-mêmes, faire évoluer nos habitudes de consommation, il est important de savoir d’où nous partons, et nous ne démarrons pas tous au même point. Pour chaque profil, Marie et Herveline vous propose une série d’actions pour démarrer sur de bonnes bases.

Parmi les profils de consommateurs, nous trouvons :

L’autruche : vous savez que vous ne gérez pas correctement vos dépenses mais vous préférez ne pas voir, par manque de motivation, de temps, par procrastination ou par peur. L’autruche doit “reprendre les rênes de son budget” en analysant ses dépenses (relever les entrées d’argent, les charges fixes et les autres dépenses qu’elle classera par catégories). Elle lissera ensuite ses dépenses sur l’année pour une meilleure visibilité. Vient ensuite l’équilibrage du budget et le suivi des dépenses pour garder le cap.

 

L’acheteur compulsif : vous ne savez pas différencier l’envie du besoin. Pour lutter contre les achats compulsifs vous devez savoir repérer de quels types d’achats il s’agit et à quel moment ils se produisent, le but étant de déterminer dans quel état d’esprit vous vous trouvez au moment de ces achats. Une manière de lutter contre ces achats est de s’obliger à les différer. Renoncer à l’immédiateté et instaurer un délai de réflexion de 2 semaines par exemple avant de procéder à ces dépenses, il est fort probable que l’envie ait disparue pendant ce délai. Il ne sera pas facile de renoncer totalement à vos habitudes de consommation, aussi vous pouvez vous octroyer une enveloppe dédiée à quelques pulsions consommatrices. Vous pouvez aussi épargner pour un projet important ce qui vous motivera davantage à ne pas céder. Si toutefois vous craquez, pourquoi ne pas aller rendre l’objet au magasin ? C’est un bon moyen de déculpabiliser.

 

L’accumulateur : vous collectionnez les objets et vous rachetez sans cesse ce que vous avez déjà. Vous accumulez pour diverses raisons, par peur de manquer, parce que les stratégies marketing des grandes enseignes vous poussent à le faire, parce qu’en fait vous possédez tellement de choses que vous ne savez même plus ce que vous avez dans vos placards, ou bien encore vous vous lassez des choses alors vous en rachetez de nouvelles et vous ne faites jamais de vrai tri pour désencombrer. Pour ce type de consommateur, il s’agit de prendre conscience de l’intérêt d’arrêter d’accumuler. Les auteures nous affirment que nous ne faisons pas d’économie en achetant trois bidons de lessive pour le prix de deux. Les vrais économies c’est l’argent qu’on ne dépense pas. Accumuler de l’alimentation c’est prendre le risque de laisser se périmer les aliments et donc de gâcher. Acheter des vêtements pour plus tard, c’est prendre le risque que la taille ne soit plus bonne mais aussi de perdre le plaisir que nous avions au moment de l’achat. Arrêter d’accumuler et surtout désencombrer régulièrement vous procurera une sensation de bien-être et vous apprécierez davantage les choses si vous possédez moins.  En possédant moins, vous privilégierez la qualité et vous favoriserez les prêts entre voisins, amis ou famille (la tondeuse par exemple). Il se peut même que si vous ne vous précipitez pas au magasin pour acheter un objet dont vous pensiez avoir le besoin, l’objet en question vient à vous d’une autre manière (une amie qui vous apporte un sac de vêtements juste au moment où vous envisagiez d’aller en acheter). C’est la synchronicité. Faites confiance à la vie.

 

Le défaitiste : Votre mot d’ordre est “à quoi bon?”. A quoi bon réduire mes déchets alors que personne ne le fait ? A quoi bon se passer de produit industriel alors que je respire tous les jours la pollution? etc… Pour parvenir à dépasser ce sentiment défaitiste, commencez par éteindre votre télévision, ne regardez plus le Journal Télévisé qui ne diffuse que des informations anxiogènes. Gardez en tête que même les plus petites actions peuvent avoir un effet boule de neige : le gérant du magasin dans lequel vous faites vos courses, en vous voyant avec vos bocaux et vos sacs en tissu, pourrait s’intéresser à votre démarche et décider de mettre en place également quelques petites actions à son tour, par exemple. Ne vous entourez pas de personnes plus défaitistes que vous mais plutôt de gens qui s’inscrivent dans la même démarche. Au lieu de vous plaindre du monde dans lequel nous vivons, agissez à votre échelle. Par exemple, si vous déplorez le faible niveau de vie des agriculteurs, achetez vos légumes directement chez eux. Si vous déplorez la pollution et les déchets, faites la chasse aux emballages etc…Et qui sait, peut être serez vous celui après qui le changement se propagera.

 

Le conditionné : vous agissez de la manière que la société de consommation et les normes sociales attendent de vous. La normalité telle que notre société nous la transmet comporte tout un tas d’objectifs à atteindre et de comportements à adopter comme se marier, avoir des enfants, s’occuper de son intérieur, ne pas être trop différent des autres et bien d’autres. Vouloir rentrer dans le moule c’est vouloir faire “36 heures dans une journée de 24” alors évidemment il n’y a plus de place pour le “fait-maison”. La clé pour sortir de ce conditionnement est de se simplifier la vie au maximum. Vous n’êtes pas obligés de préparer tous les goûters de vos enfants ils peuvent aussi manger du pain au goûter de temps en temps. Si l’aspirateur n’est pas passé un soir tant pis. Simplifiez vos recettes, allégez vos listes d’ingrédients. Votre dicton sera “ce n’est pas grave” et “à bas le perfectionnisme” comme le dirait Herveline. Les normes sociales nous dictent de façon consciente ou inconsciente nos besoins, nos envies tout en nous laissant croire que ce sont nos propres  choix. D’une société à une autre, les normes changent et ce qui est normal chez nous peut ne pas l’être ailleurs, tout comme le papier hygiénique chez nous qui n’est pas du tout hygiénique dans d’autres cultures. Gardez votre esprit ouvert et certaines habitudes culturelles pourront ne plus vous sembler si utiles, votre consommation s’en trouvera changée, certains achats n’auront plus de sens et vous commencerez à trouver des alternatives.

 

La méthode BISOU : à appliquer avant chaque achat.

B pour BESOIN : A quel besoin cet achat répond-il ?

I pour IMMEDIAT : Est-ce nécessaire de l’acheter immédiatement ?

S pour SEMBLABLE : N’ai-je pas déjà cet objet/ce vêtement ? un autre objet que j’ai déjà ne pourrait-il pas avoir la même fonction ?

O pour ORIGINE : Où et dans quelles conditions cet objet a t-il été créé ?

U pour UTILE : Cet objet va t-il vous être utile ?

Cette méthode peut vous aider à avoir une consommation beaucoup plus raisonnée.

 

SEMAINE 2 : J’agis concrètement au quotidien

Le but de cette deuxième semaine est de nous amener à un mode de vie écologique ET économique car tout ce que notre société de consommation nous pousse à acheter ne correspond pas à de réels besoins mais des besoins inventés de toute pièce, à une consommation plus raisonnée grâce à toutes sorte d’alternative mais surtout grâce à la simplicité volontaire.

 

Les déchets que je génère : selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) la production moyenne des déchets des français serait d’environ 1 kg/jour/personne. La moitié de ces déchets concernent le plastique, principalement celui utilisé pour les emballages.

L’emballage est devenu un outil marketing puissant, c’est lui qui  peut déclencher la fameuse pulsion d’achat. Malheureusement différentes enquêtes ont prouvé que ce plastique utilisé à outrance pour les produits de consommation ont une incidence sur notre santé, puisque dans notre corps seraient présents des résidus de pesticides, de substances cancérigènes et perturbateurs endocriniens.

Il est possible de réduire ses déchets ménagers de façon très simple et significative. Prioriser les emballages recyclables, refuser les sacs plastiques, apporter vos contenants dans les magasins (sacs en tissus, bocaux), augmenter progressivement le fait maison qui génère beaucoup moins d’emballage.

 

Les courses et la cuisine : Dans la cuisine, nous produisons beaucoup de déchets à plusieurs niveaux : les emballages, les sacs de courses, les restes alimentaires, les aides-culinaires (comme papier cuisson, cellophane …). Tenter de réduire ses déchets a un intérêt à la fois écologique, économique et notre santé s’en portera mieux également. La clé pour y parvenir est de voir les emballages et tout autre produit jetable comme des futurs déchets. Elaborez des menus et vous gérerez plus facilement votre budget de courses alimentaires. La question écologique vous mènera forcément vers la consommation de produits bio, et contrairement aux idées reçues, même les petits budget peuvent s’offrir du bio à condition de changer leur consommation. Vous exploserez votre budget si vous vous contentez d’acheter en bio tout ce que vous achetiez avant en non bio. Simplifiez vos repas et l’organisation de ceux-ci. Voici quelques exemples : ne cuisinez pas tous les jours les goûters, du pain et du chocolat peuvent faire l’affaire, cuisinez pour plusieurs repas, consommez des fruits et légumes de saison qui sont moins chers, documentez vous sur la manière de cuisinez les épluchures…

 

Mes produits d’hygiène et cosmétiques : Le magasine UFC-Que choisir a révélé en février 2016 une liste de 185 produits cosmétiques contenant des perturbateurs endocriniens. Les produits cosmétiques industriels sont mauvais pour votre santé, votre portefeuille et pour l’environnement. Il est très facile de prendre soin de soi au naturel. Utilisez un savon solide (comme le savon de Marseille ou d’Alep) pour votre corps. Pour vos cheveux, il existe des shampoings bio, liquides ou solides, mais vous pouvez aussi opter pour le no-poo, qui consiste à ne se laver les cheveux qu’avec des produits naturels comme le bicarbonate de soude ou la farine de pois chiche (il en existe beaucoup d’autres). Le dentifrice se remplacera par une recette à base de bicarbonate, de stévia et d’huile essentielle de menthe poivrée par exemple, ou bien encore de l’huile de coco tout simplement, tout comme le déodorant. Pour vos cosmétiques, vous pouvez facilement les fabriquer vous mêmes avec peu d’ingrédients naturels et pour vous démaquiller, une simple huile végétale.

Même le papier toilette trouve son alternative avec des lingettes lavables ou la douchette reliée à l’arrivée d’eau des toilettes. Bien sûr vous ne vous sentez pas obligé d’adopter absolument toutes les alternatives. Pour ce qui est des consommables jetables, il existe toujours un produit durable pour les remplacer, par exemple le coton sera remplacé par des lingettes lavables, les serviettes hygiéniques par une coupe menstruelle ou des serviettes lavables, les coton-tiges par un oriculi (un cure-oreille) etc…

 

Les vêtements : la fabrication des vêtements que nous achetons a un fort impact écologique et humain. En effet, les fibres utilisées, coton ou synthétique, demande beaucoup de ressources, eau, pétrole, charbon, gaz et requièrent l’utilisation de pesticides pour le coton et de solvants. Ces derniers sont déversés dans les rivières. Pour le côté humain, les vêtements sont fabriqués dans des pays en voie de développement où les salaires sont très bas et les conditions de travail et de sécurité déplorables. Une grande partie de ces vêtements finit par être jeté. “Tout ça pour ça” ! Pour remédier à ce bilan catastrophique, vous pouvez choisir de consommer moins et mieux, désencombrer votre garde-robe et acheter moins de neuf ou orientez vous vers des marques réellement éthiques. Optez pour la garde robe capsule qui consiste à ne posséder qu’un certain nombre de pièce (37 ou 50) qui en s’accordant différemment forment des tenues variées, il s’agit d’une garde-robe minimaliste. Enfin, osez les vêtements d’occasion.

 

Les enfants : Pour votre bébé, beaucoup de produits d’hygiène ne sont pas indispensables. Les bébés sont beaucoup trop lavés et cela n’est pas bon pour leur peau. Hydratez leur peau comme pour vous avec une simple huile végétale, utilisez des lingettes lavables (les lingettes jetables sont une catastrophe écologique). Pour le change, un simple liniment oléo calcaire suffit et pourquoi pas passer aux couches lavables. Les enfants plus grands sont une cible privilégiée du marketing. Tout est fait pour vous faire culpabiliser si vous ne cédez pas aux demandes de vos enfants. Une fois les besoins fondamentaux des enfants assouvis (physiologiques, matériels (un toit), affectifs), c’est une question d’apprentissage. Parlez avec vos enfants des questions écologiques, où vont les déchets, d’où proviennent leurs jouets, pourquoi le Terre se réchauffe etc…

 

Mon logement : il est très facile d’entretenir sa maison avec seulement quelques produits naturels de base très économiques et des recettes très simples à réaliser. Pour n’en citer qu’une, réalisez un produit nettoyant multi-usage avec 5 cuillères à soupe de vinaigre blanc, 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude, 10 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé et 1 litre d’eau chaude, c’est prêt ! Ce mélange nettoiera toutes vos surfaces, inutiles d’avoir 50 produits d’entretien. Oubliez la javel qui tue tout sur son passage, les mauvaises comme les bonnes bactéries et rend l’environnement vulnérable aux bactéries super-résistantes.

Comme pour tout le reste, réduire la consommation en énergie de son logement  vous fera faire des économies et sera bon pour la planète. Il existe plein d’astuces pour réduire la facture (autres que de trouver le fournisseur le moins cher), par exemple, remplacer vos ampoules par des LED, utilisez le mode éco de vos électroménagers, pensez à éteindre vos lumières quand vous quittez une pièce, en hiver fermez vos volets pour garder la chaleur, habituez vous à avoir un peu moins chaud (19°C étant l’idéal) etc… Pour la consommation d’eau, il n’est pas difficile de la réduire également. Evitez les bains, placez une brique dans le réservoir de votre chasse d’eau, elle se remplira moins, fermez le robinet pendant le brossage de dents …

 

Mes loisirs et mes vacances : La notion de loisir est davantage liée à une question de temps qu’à une question d’argent contrairement à ce que la plupart des gens pensent. C’est une parenthèse dans nos obligations et rien n’oblige à dépenser de l’argent pour en profiter. Si vous aimez la lecture, abonnez vous à une bibliothèque ou faites les vide-greniers. Faites de même pour les jeux (ludothèques et vide-greniers). Pendant vos sorties, ce que vos enfants apprécient le plus c’est le simple fait d’être avec vous. Regardez les sites des offices de tourisme pour trouver plein d’idées de balades et sorties culturelles intéressantes. Pour du loisir créatif à moindre coût, pensez à la récup. Pour partir en vacances sans vous ruiner, vous pouvez échanger votre maison, pratiquer le wwoofing (chez un fermier en échange d’un peu de votre temps pour l’aider sur son exploitation, vous aurez le gîte et le couvert), le couchsurfing (dormir chez l’habitant gratuitement), louer un gîte dans une ferme.

 

 

SEMAINE 3 : Je me lance dans la Green conquête du monde !

Je prends conscience que ma consommation à un impact sur l’environnement : Réduire ses déchets est un moyen de lutter contre le réchauffement climatique. En effet, qu’ils soient enfouis ou incinérés, le traitement des déchets pollue les sols et l’air. Le seul moyen d’agir concrètement est de cesser d’alimenter les structures telles que les décharges ou les incinérateurs. Avec un compost par exemple, vous évitez d’envoyer vos déchets organiques, qui représentent tout de même 30 % de votre poubelle, à l’incinérateur.

 

Je prends conscience que la manière dont je consomme a des conséquences sur des êtres humains et des animaux : Les supermarchés achètent à des prix toujours plus bas chez les producteurs, qui pour s’en sortir doivent produire toujours plus, d’où l’utilisation en masse de pesticides et engrais. C’est parce que nous faisons nos courses dans ces supermarchés que nous contribuons nous aussi à tout cela. Il est pourtant possible d’acheter nos fruits et légumes directement chez le producteur. La consommation de produits animaliers (viande, œufs, peau, laine …) s’accroit dans les pays développés et en voie de développement. Les conditions d’élevage et d’abattage sont indignes et certains pays ne sont même pas dotés de réglementation en matière de souffrance animale. Si nous prenons conscience de ce que vivent les autres êtres vivants pour notre consommation, nous pouvons trouver des alternatives et ainsi sauver des vies chaque année.

 

Je réalise que je suis né pour consommer : Pour le marketing, les enfants sont des petits consommateurs en puissance et cela est d’autant plus vrai si nous ne leur apportons pas une éducation à la consommation. Expliquez à vos enfants dans les magasins que les bonbons disposés au niveau des caisses sont là justement pour leur donner envie. Pour les sensibiliser à une consommation raisonnée, montrez l’exemple. Pour les fêtes et les anniversaires, incitez vos proches à ne faire qu’un seul cadeau et d’occasion si possible. Peu importe si le cadeau n’a presque rien coûté, les enfants n’ont pas idée de la valeur financière d’un objet.

 

J’observe comment je suis sursollicité par les stratégies marketing dans mon quotidien : Ce sont des centaines de sollicitations publicitaires qui envahissent notre quotidien. Il est possible de limiter certaines d’entre elles : collez un stop pub sur votre boîte aux lettres, limitez votre temps devant la télévision ou la radio, envoyez les mails publicitaires directement dans la boîte spam, désinscrivez-vous aux lettres d’informations inutiles.

Chaque achat en ligne est l’occasion d’utiliser vos données personnelles pour vous noyez dans de la publicité ciblée, qui aura beaucoup plus de chance de déboucher sur un achat. Les professionnels du marketing ont inventé le neuromarketing : il s’attaque à vos sens, musique rythmée ou apaisante selon le magasin, packaging aux couleurs et textures attirantes, diffuseurs d’odeur pour vous faire vous sentir bien. Les promotions du type 3 pour le prix de 2 ne vous font pas faire d’économie car, vous aviez sans doute prévu d’acheter un seul produit, avec la promotion vous dépensez plus que prévu et vous dépassez systématiquement votre budget courses.

 

Je m’interroge sur le fonctionnement du système bancaire : La société de consommation nous pousse à dépenser plus que ce que nous avons, c’est la spirale du découvert qui démarre avec ses frais bancaires toujours plus conséquents et qui creusent davantage notre découvert. Mais c’est exactement grâce à cela que les banques se financent. Heureusement, il existe d’autres systèmes économiques. L’économie circulaire consiste par exemple à ne consommer que des produits d’occasion qui ont été réparés, remis en état, dépannés ou transformés. Cette économie crée des emplois au plus près des consommateurs donc de façon locale.

 

Je découvre que ma manière de consommer peut être un acte citoyen : Voter n’est pas forcément l’acte citoyen le plus puissant qui soit. Vous pouvez voter avec votre porte-monnaie ! et particulièrement quand l’ensemble du système politique ne vous convient pas. Si je choisis de boycotter l’huile de palme, je pose un acte écologique très fort et j’agis concrètement pour lutter contre les pratiques de culture de cette huile. Si je décide de manger plus sainement, je n’alimente plus les firmes pharmaceutiques par la surconsommation de médicaments. En clair, “la demande induit l’offre, soyez un consommateur avec une demande éclairée, le reste suivra”.

 

Et si le bonheur existait en dehors de la consommation  ?  Ce changement de consommation ne doit pas se faire du jour au lendemain sous peine de se sentir rapidement dépassé et de culpabiliser. Donnez vous des petits objectifs, les uns après les autres et appréciez les résultats que vous avez déjà obtenus. En réduisant vos besoins en terme de consommation,  vous réduirez également votre dépendance à l’argent ce qui pourrait aboutir à diminuer votre temps de travail et occupez votre temps autrement. Ce n’est pas ce que vous possédez qui vous rendra heureux, le bonheur doit venir de l’intérieur de nous mêmes. Apprenez à vous contentez des moments simples de la vie, vous vous recentrerez sur l’essentiel : les gens qui vous aiment.

Ce que je peux vous dire sur ce livre

 

Si j’ai choisi ce livre c’est parce que c’est un livre que j’avais déjà lu bien avant de commencer ce blog.  Ce livre vous pousse à ouvrir les yeux sur la société de consommation dans laquelle nous vivons, et il nous invite aussi à faire des choix plus éclairés.  En plus de nous aider considérablement à reprendre la main sur notre budget, nous développons une conscience écologique et ce, même pour les plus réfractaires d’entre nous. Mais surtout, en prenant conscience de la surconsommation dans laquelle nous sommes emportés au quotidien, nous réalisons que les bonheurs de la vie sont faits de choses très simples en réalité. c’est ce mot que je retiens le plus de ce livre : la simplicité ! et cela fait beaucoup de bien, nous nous sentons beaucoup plus léger quand nous acceptons enfin de simplifier nos vies. Pour ne rien vous cacher, je n’applique pas à la lettre tout ce qui est noté dans ce livre mais j’ai acquis de nouvelles habitudes qui durent depuis presque 2 années maintenant. Je n’achète plus d’essuis-tout que j’ai remplacé par des petites serviettes éponges. Je ne consomme plus de coton que j’ai remplacé par des lingettes lavables toutes douces. Je prépare les goûters de mes enfants ce qui m’a fait faire de sacrées économies (bien sûr il y a quelques exceptions et ce n’est pas grave car comme le disent les auteures “à bas le perfectionnisme”). Je n’achète quasiment plus de produit à usage unique (les pailles par exemple), le vinaigre blanc nettoie tout dans ma maison. De plus, ces nouvelles habitudes vont questionner vos enfants, et en leur expliquant pourquoi vous avez changé vous semez des petites graines dans leurs esprits. La simplicité que ce livre aborde vous enlève un poids, vous apprenez à déculpabiliser du fait ne pas pouvoir acheter tout ce qui pourrait faire plaisir à votre famille, de ne pas être parfait. Ce livre m’a fait découvrir le minimalisme, apprendre à vous détacher de vos possessions, cela rend la vie beaucoup plus facile et légère. “J’arrête de surconsommer” est un livre facile à lire mais très puissant par son contenu. Il ne vous laissera pas indifférent, il vous aidera considérablement à reprendre le contrôle de votre budget et bien plus encore. Je vous souhaite une très bonne lecture, n’hésitez à me laisser vos questions en commentaire concernant ce livre où me dire ce que vous en avez pensé si vous l’avez déjà lu.

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A bientôt…

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